TORONTO, le 19 février 2026 — Le nombre d’appels reçus par la Ligne d’urgence canadienne contre la traite des personnes a atteint un niveau record en 2025, avec plus de 5 900 appels reçus à l’échelle nationale, soit une augmentation de 14 % par rapport au précédent record de plus de 5 100 appels en 2024.

La ligne d’urgence, gérée par le Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes, a connu une augmentation annuelle du nombre d’appels depuis son lancement en 2019.

« Ces données montrent que la traite des personnes reste un problème grave au Canada », a déclaré Julia Drydyk, directrice générale du Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes. « Elles montrent également que la traite touche tout type de communauté, des grands centres urbains aux petits villages ruraux. »

Graphique linéaire montrant l’évolution du nombre d’appels reçus par la Ligne d’urgence canadienne contre la traite des personnes de 2019 à 2025. Le nombre d’appels augmente chaque année, passant d’environ 1 500 en 2019 à près de 5 900 en 2025, avec une hausse marquée entre 2019 et 2022, suivie d’une augmentation plus graduelle jusqu’en 2025.

Si la traite à des fins sexuelles représente la majorité des appels, le Centre constate également une augmentation des cas de traite à des fins de main-d’œuvre.

« Ces données nous indiquent également que de plus en plus de personnes savent qu’elles peuvent se tourner vers la ligne d’urgence pour obtenir un soutien compatissant et confidentiel », a déclaré Mme Drydyk.

La Ligne d’urgence canadienne contre la traite des personnes fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et peut fournir une assistance dans plus de 200 langues.

Parallèlement à la publication de ces nouvelles données, le Centre lance une campagne nationale de sensibilisation visant à améliorer la compréhension du public sur la traite des personnes.

« L’objectif de la campagne est d’humaniser les expériences des personnes touchées par la traite des personnes », a déclaré M. Drydyk.

« Elle renforce une réalité importante : cela peut arriver à n’importe qui. »

Selon le Centre, les trafiquant·e·s entrent souvent dans la vie des gens en se montrant chaleureux·euses, attentionné·e·s et solidaires. Une fois la confiance établie, ils·elles peuvent l’utiliser comme une arme pour exercer leur contrôle et permettre l’exploitation.

Mme Drydyk a déclaré que les représentations populaires de la traite des personnes mettent souvent l’accent sur les enlèvements et la contrainte physique, une représentation qui déforme la manière dont la traite se produit généralement.

« En réalité, la traite commence rarement par la force », a-t-elle déclaré. « Elle commence par le conditionnement, la manipulation et l’érosion progressive des choix d’une personne. »

Ces tactiques peuvent se dérouler de manière progressive et invisible, ce qui rend la traite des personnes plus difficile à reconnaître.

« C’est pourquoi la traite des personnes peut se produire au vu et au su de tous. Le contrôle n’est pas toujours visible, mais il est bien réel. »

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Le Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes est un organisme caritatif national qui œuvre à la promotion de changements systémiques visant à prévenir la traite des personnes et à soutenir les victimes et les survivant·e·s. La ligne d’urgence canadienne contre la traite des personnes (1-833-900-1010) est un service confidentiel et multilingue disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par an, qui met en relation les victimes, les survivant·e·s et les membres de la communauté concernés avec les services d’aide locaux.

Contact médias : Ben René, 613-406-5962, brene@ccteht.ca